Algeria-Watch – Les excès de la centralisation du pouvoir
Cinq mois se seront bientôt écoulés depuis la réélection de Abdelaziz Bouteflika à un troisième mandat, ceci, à la faveur d’une opération politique que d’aucuns ont qualifiée, comme de juste, de « coup d’Etat constitutionnel ». Et si l’on devait examiner, ne fût-ce que sommairement, la conduite des affaires du pays à l’aune des résultats réalisés et des chantiers lancés, au cours de ces derniers mois, force est de constater que le tâtonnement, l’improvisation, le cafouillage et le manque de rigueur demeurent les principales caractéristiques de l’action du gouvernement. En un mot : la gouvernance façon Boutef n’est pas près de changer. Et les contrecoups de la loi de finances complémentaire et ses contingents de mécontents ne sont que le dernier épisode d’une série de péripéties qui illustrent, si besoin est, l’impéritie décidément structurelle, qui frappe la gestion de l’Exécutif, et qui, en dix ans de « bouteflikisme », semble avoir irrémédiablement scellé de son emprunte indélébile la marche des affaires publiques dans notre pays.

